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SESSION CRIMINELLE DU 23 SEPTEMBRE AU 23 OCTOBRE 2019

 

Dossier de presse. Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme

Première Session Criminelle : Procès du 01 octobre 2019

En ce jour du 01 octobre 2019 en la salle d’audience de la Cour de Cassation, a lieu l’audience de la première session criminelle de la Cour d’Appel de Bangui. La reprise du procès du 30 octobre entaché par une absence massive de tous les avocats de la défense dont l’affaire était le Ministère Public et dame CONJUGO Eudoxie Florence contre ADOUM YOUSSOUF gendarme matricule 2001-10-5003 GN, médaillé de mérite militaire, inculpé pour association des malfaiteurs, tentative d’assassinat, rébellion, vol à main armée, destruction volontaire des biens, crimes et délits prévus et punis par les dispositions des articles 411, 412, 381, 382, 283, 384, 163, 167, 168, 420, 3, 53, 54, 55 et 58 du code pénal centrafricain,

Placé régulièrement sous mandat de dépôt le 21 mars 2017

La Cour est composée de :

Président : le magistrat Hors Hiérarchie Nicaise NGUIGRA

Assesseurs :

  1. Magistrat Parfait CONGO

  2. Magistrat Jean ANIZEDIPAÏ

Ministère public : le magistrat Hors Hiérarchie Éric Didier TAMBO

Partie Civile : madame CONJUGO Eudoxie Florence

Me Symphorien BALEMBI

Me Rodrigue AKOSSIMBILI

Greffier rapporteur : Maître Francis Edouard GONGA

 

Défense : Maître NELO THANGA Gireaud P

Me Guy – Mathurin NGBOKOLI

Me Moctar MOUSTAPHA

Me Marius BANGATI

Au démarrage, l’examen de l’identité du présumé accusé faisait l’objet de beaucoup d’échanges entre Ministère Public et Partie civile d’une part et les quatre avocats de la défense d’autre part.

La défense et le Ministère Public ne se sont pas entendus sur l’adhésion de l’accusé qui a affirmé lors des premières auditions au bureau du juge d’instruction au groupe SELEKA, dont il faisait partie depuis KAGA BANDORO. La défense s’acharne et s’imprègne sur les conditions de son adhésion qui selon elle était forcée sous peine de mourir. Menacé, il était obligé de les suivre, et, travaillait plus étroitement sous le commandement de Colonel NARKOYO (porte-parole de la SELEKA)

Ce jour était marqué par l’affluence massive des témoins qui venaient faire leurs dépositions à savoir :

Le 1er témoin : le Chef de Groupe monsieur GONEDE qui était voisin de dame CONJUGO Eudoxie F affirme être menacé par l’accusé ADOUM YOUSSOUF et ses éléments devant toute sa famille chez lui, prouvant à quel point ces gens n’avaient aucun respect pour les autorités, et est formel de l’identité de la personne qui dirigeant les opérations de destruction des biens de dame CONJUGO E F.

Le 2ème témoin : GANGA Dunant, un orphelin hébergé et en charge de dame CONJUGO E F, qu’il est pour elle comme un fils. Dans sa déposition devant la Cour en présence de tout le monde, il dit avoir reconnu formellement l’accusé ADOUM YOUSSOUF entrer avec ses éléments dans la concession de dame CONJUGO E F et a ordonné le pillage systématique de la maison. Qu’il était entouré des gens qui sont tous morts. En citant le nom de ADOUM YOUSSOUF, il a fait erreur puisque dans ses dépositions lors des enquêtes préliminaires, il n’a pas cité le nom de YOUSSOU ADOUM. Goupille qui fait boum à la défense qui suit et passe au peigne fin tout ce qui se dit au cours de cette audience, ainsi beaucoup de questions ont été posées au point de faire monter l’adrénaline chez la partie civile (dame CONJUGO E F). ce témoin est capital dans cette affaire sur ses dépositions, la défense d’une part et le Ministère Public accompagné de la partie civile d’autre part ont beaucoup échangé sur les nuances et les inconnivences entres les récits des PV des enquêtes préliminaires et ce qui se dit devant la Cour Criminelle.

Il est utile de signaler que ce témoin est vraiment capital, car il a vécu les premières instances du pillage du domicile de dame CONJUGO E F, car les pilleurs l’ont libéré parce qu’il se disait de la maison, donc n’ayant aucune appartenance à la famille CONJUGO.

Le 3ème témoin : madame GOULOUPOU Marie, elle est la tante du témoin GANGA Dunant, et affirme les dires de son neveu

Le 4ème témoin : TIGO Dieu Béni, confirme les faits et soutient fermement le témoignage des témoins qui l’ont précédé.

Le 5ème témoin : monsieur MEDA Gervais, en suivant la retransmission du procès en direct sur les ondes de la Radio Centrafrique, a couru pour venir témoigner contre ce monsieur qui était considéré comme un demi dieu dans le quartier MALIMAKA. Tous les témoignages avancés ne peuvent que confirme les agissements de l’accusé, car il était plus que cela. Ce témoin a déclaré devant la Cour dans sa déposition qu’il l’a vu tuer un homme en complet Jean devant la concession du Chef de quartier, et qu’il convient de le souligner. Mais comme cela ne faisait pas partie des chefs qui sont retenus pour l’inculpation de l’accusé, alors la défense s’est rapidement acharnée dessus pour étouffer et passer à l’étape suivante

Après le passage de tous les témoins, à la demande de la défense, de sursoir provisoirement l’audience pour ne reprendre que le lendemain avec les plaidoirie des avocats de la partie civile et le réquisitoire du Ministère Public, vu le temps qu’il faisait afin d’éviter l’élongation du temps au risque des réquisitoires bis

La Cour a pris acte de la demande de la défense et le Président a suspendu l’audience pour ne reprendre que demain à 9 heures heure de Centrafrique.

 

 

Guy christ PABADJA WAGRA